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Suisse Travail aéroportuaire

Swissport : les syndicats dénoncent l'échec des négociations

Les négociations pour un nouveau contrat du personnel au sol de Swissport à Zurich ont échoué. Les syndicats, qui réclament des hausses salariales allant jusqu'à 7 pour cent, n'excluent pas une grève dès janvier 2027.

par Brenno 3 novembre 2026 2 min de lecture

Les négociations pour le renouvellement de la convention collective du personnel au sol de Swissport à Zurich ont échoué. C'est ce qu'affirment les syndicats, qui n'excluent pas de recourir à la grève si leurs revendications ne sont pas entendues.

Le contrat concerne environ 2000 employés et arrive à échéance à la fin de l'année. Il avait été renouvelé pour la dernière fois en 2022, en pleine pandémie de coronavirus. À cette occasion, selon les syndicats, le personnel avait dû accepter de nombreuses concessions.

Des hausses salariales allant jusqu'à 7 pour cent

Aujourd'hui, les syndicats demandent de meilleures conditions de travail et des hausses salariales allant jusqu'à 7 pour cent. Cette revendication intervient après des années durant lesquelles le personnel a accepté de renoncer à une partie de ses protections pour soutenir l'entreprise pendant la pandémie.

Les syndicats affirment rester disponibles pour reprendre le dialogue avec l'entreprise. Ils n'excluent toutefois pas de passer à l'action : une grève pourrait être déclenchée dès janvier 2027 si les négociations ne reprennent pas sur de nouvelles bases. Ce n'est pas la première fois que le personnel de Swissport se mobilise : des actions de protestation avaient déjà eu lieu il y a quatre ans.

Ce conflit concerne le personnel au sol, qui assure les opérations nécessaires au fonctionnement des aéroports. Une éventuelle grève aurait donc des répercussions directes sur les passagers et sur les compagnies aériennes qui font appel à Swissport pour leurs escales. Il s'agit de travailleurs dont les conditions contractuelles sont moins visibles que celles du personnel navigant, mais dont le rôle reste central pour la régularité des vols.

Il reste à savoir si l'entreprise sera disposée à revoir sa position avant l'échéance du contrat, à la fin de l'année, et quelle marge subsiste pour éviter une nouvelle confrontation après celle déjà vécue pendant la pandémie. Cette affaire pose aussi la question du poids accordé, dans la négociation, aux revendications de celles et ceux qui ont déjà consenti des sacrifices par le passé, face aux besoins de l'entreprise.

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