Canton Liaison autoroutière
A2-A13 : la région exige un délai au plus tard en 2045
Les commissions régionales des transports du Bellinzonese et du Locarnese demandent à la Confédération de ne pas reporter au-delà de 2045 la liaison autoroutière A2-A13, après l'hypothèse d'un report jusqu'en 2055.
Les commissions régionales des transports du Bellinzonese et du Locarnese ont pris position conjointement sur la liaison autoroutière A2-A13 : l'ouvrage ne peut pas être reporté au-delà de 2045. Cette prise de position intervient après que la Confédération a évoqué l'hypothèse de reporter la réalisation au-delà de 2050, voire jusqu'en 2055.
Les deux commissions s'inquiètent aussi de la demande des offices fédéraux de rouvrir la comparaison entre le tracé sur la rive gauche et celui sur la rive droite de la plaine de Magadino. Pour le Bellinzonese et le Locarnese, les alternatives ont déjà été analysées pendant des décennies, avec des études ayant coûté des millions de francs et un long travail de concertation politique et territoriale.
Le consensus déjà obtenu sur le territoire
Mattia Lepori, conseiller communal de Bellinzone et président de la commission régionale des transports du Bellinzonese, a déclaré à SEIDISERA : "Quello che vogliamo evitare è che il dibattito pubblico venga riaperto quando c'è un consenso già ampio verso un'opera necessaria" (« Ce que nous voulons éviter, c'est que le débat public soit rouvert alors qu'il existe déjà un large consensus autour d'un ouvrage nécessaire »). Selon Lepori, l'horizon temporel ne peut pas être reporté de dix années supplémentaires : la demande adressée à la Confédération est de confirmer l'échéance de 2045.
Le projet soutenu par les deux commissions est la variante PG USTRA, sur la rive gauche. Lepori rappelle que le groupe politique d'accompagnement a déjà rencontré l'Office fédéral des routes, qui serait apparu convaincu du bien-fondé de cette solution. La variante sur la rive droite est revenue sur la table à la demande de l'Office fédéral de l'environnement.
Du côté du Locarnese, on rappelle la longue histoire du projet. L'agglomération est la seule en Suisse à ne pas disposer d'une liaison directe au réseau autoroutier national. Le syndic de Locarno, Nicola Pini, président de la Commission régionale des transports du Locarnese, rappelle que la planification des routes nationales en parle depuis 60 ans.
Pour Pini, il ne s'agit pas d'un agrandissement du réseau, mais de l'achèvement de ce qui est prévu depuis des décennies. La crainte est qu'une nouvelle comparaison des tracés n'allonge encore les délais et n'affaiblisse le consensus obtenu sur le territoire. « Il Locarnese ha bisogno di questo collegamento » (« Le Locarnese a besoin de cette liaison »), a déclaré Pini, rappelant le travail de partage politique construit avec la Commission du Bellinzonese et avec l'ensemble du canton au fil des décennies.
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