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Économie Réassurance

Catastrophes naturelles: un premier semestre sous la moyenne mais pas calme

Swiss Re estime à 100 milliards de dollars les dégâts des six premiers mois de 2026, dont 42 assurés. Les incendies de forêt restent le risque météorologique qui croît le plus vite.

par Redazione 11 août 2026 2 min de lecture

Durant les six premiers mois de 2026, les catastrophes naturelles ont provoqué dans le monde des dégâts de 100 milliards de dollars, soit 81 milliards de francs aux cours actuels. De ce montant, 42 milliards étaient couverts par une assurance. C'est ce qu'indique le rapport périodique du réassureur Swiss Re.

Les deux chiffres sont inférieurs à ceux de la même période l'an dernier, où ils s'établissaient respectivement à 111 et 50 milliards. La comparaison avec la moyenne décennale 2016-2025 va dans le même sens: dix pour cent de moins pour les dégâts totaux, seize pour cent de moins pour la part assurée.

Balz Grollimund, qui dirige la division concernée chez Swiss Re, invite toutefois à ne pas lire ces données comme une amélioration structurelle. Un semestre moins coûteux ne signifie pas que le risque a diminué, observe-t-il, car un seul grand ouragan, un tremblement de terre ou un incendie de forêt de grande ampleur peuvent changer le tableau en peu de temps.

Le calendrier aide à comprendre cette prudence. Historiquement, le second semestre concentre en moyenne 58 pour cent des pertes assurées mondiales, en raison surtout de la saison des ouragans. Et au-delà des prévisions saisonnières, les causes de fond de la hausse des dégâts restent les mêmes: on construit toujours plus en zone exposée, et reconstruire coûte chaque année un peu plus cher.

Le risque qui croît le plus vite

Le rapport réserve une place particulière aux incendies de forêt en Europe. Ils pèsent pour l'instant relativement peu sur le total des pertes assurées, mais constituent le danger météorologique dont la croissance est la plus rapide au monde. Swiss Re calcule que, depuis 1970, les pertes assurées causées par les incendies de forêt en Europe ont augmenté de huit à onze pour cent par an en termes réels.

Le contexte climatique explique cette trajectoire. L'Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite au monde et compte aujourd'hui 64 pour cent de journées de plus au-dessus de trente degrés que dans les années cinquante. Des conditions plus chaudes et plus sèches, relève Grollimund, augmentent la probabilité d'incendies de grande ampleur, et avec elles le nombre d'habitations, d'entreprises et d'infrastructures susceptibles de se trouver sur leur trajectoire.

En ajoutant aux catastrophes naturelles celles d'origine humaine, l'addition des six premiers mois monte à 107 milliards de dollars, contre 160 début 2025 et 119 pour la moyenne décennale. La part assurée s'élève à 48 milliards.

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