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Suisse Protection des animaux

Cent vingt-deux chiens euthanasiés à Ramiswil, la PSA dénonce le vétérinaire cantonal

L'évacuation de la ferme soleuroise remonte à novembre. Selon l'association, une partie des animaux n'a pas été évaluée individuellement.

par Redazione 16 août 2026 2 min de lecture

La Protection suisse des animaux a déposé une plainte pénale contre le vétérinaire cantonal de Soleure et le chef de l'Office cantonal de l'agriculture, en raison de la manière dont l'évacuation d'une ferme à Ramiswil a été menée.

L'intervention a eu lieu le 6 novembre 2025 dans l'exploitation d'une femme de 57 ans. Cent vingt-deux chiens ont été euthanasiés. Quarante-trois chevaux ont été séquestrés, dont trente-deux mis aux enchères. Deux chèvres ont également été prélevées.

Le point contesté porte sur les modalités de la décision. Nonante-neuf chiens avaient été identifiés comme chiens de protection des troupeaux, catégorie pour laquelle le replacement est effectivement difficile. Restent vingt-trois animaux qui, selon la PSA, n'ont pas fait l'objet d'une évaluation individuelle avant d'être euthanasiés. "Il me semble qu'ils ont tué par commodité", a déclaré le président de l'association Peter V. Kunz.

Deux procédures parallèles

L'enquête pénale contre la propriétaire de la ferme avait déjà été ouverte par les autorités soleuroises pour le traitement réservé aux animaux. La plainte de la PSA ouvre désormais un second front, qui concerne l'action des services vétérinaires cantonaux pendant et après l'intervention.

La loi fédérale sur la protection des animaux confie au vétérinaire cantonal la compétence d'ordonner le séquestre et, lorsqu'une détention conforme ne peut être garantie, la mise à mort. La norme ne fixe toutefois pas de procédure uniforme pour le tri lors d'interventions de cette ampleur, et l'appréciation de la faisabilité d'un replacement demeure largement discrétionnaire.

Des cas d'accumulation d'animaux se présentent régulièrement dans tous les cantons, avec des effectifs allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de têtes. La difficulté principale n'est pas l'intervention elle-même, mais la disponibilité de structures capables d'accueillir simultanément un grand nombre d'animaux nécessitant des soins et, dans le cas des chiens de protection, un contexte très spécifique.

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