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Économie Grande distribution

Migros envisagerait de réduire ou de fusionner ses dix coopératives régionales

Le groupe travaillerait à une réorganisation de sa structure coopérative, rapporte la NZZ am Sonntag. Le directeur Mario Irmiger soutiendrait une coopérative unique, mais Migros n'a pris aucune décision définitive.

par Gottardo 21 septembre 2026 2 min de lecture

Migros travaillerait à une réorganisation de sa propre structure coopérative. C'est ce que rapporte la NZZ am Sonntag, citant des sources proches du dossier. Le groupe suisse de la distribution compte aujourd'hui dix coopératives régionales.

Selon l'hebdomadaire dominical, le directeur général Mario Irmiger se serait exprimé en faveur d'une coopérative unique pour l'ensemble du groupe. Les discussions en cours porteraient aussi sur une option intermédiaire, avec une réduction à trois coopératives régionales, en plus de l'hypothèse d'une fusion complète en une seule entité.

Les sources citées par l'hebdomadaire ne sont pas unanimes sur le calendrier du dossier. L'une d'elles indique qu'un accord serait proche. D'autres rapportent au contraire que le groupe chercherait à réaliser cette restructuration sans la soumettre à un vote général des coopérateurs.

Contactée par la NZZ am Sonntag, Migros n'a pas démenti travailler en interne à une nouvelle organisation. L'entreprise a toutefois précisé qu'aucune décision définitive n'avait été prise pour le moment.

Moins de coopératives, moins de voix ?

Le passage de dix coopératives à trois, ou à une seule, changerait l'organisation décisionnelle du groupe. Aujourd'hui, chaque coopérative régionale dispose de sa propre structure de gestion et de sa propre assemblée ; une fusion concentrerait ces compétences dans quelques organes, voire dans un seul.

Une structure plus compacte pourrait alléger les coûts administratifs liés au maintien de plusieurs conseils et assemblées régionales à travers le pays. Il s'agirait, selon les informations recueillies par l'hebdomadaire, d'un argument d'efficacité qui aurait déjà convaincu la direction du groupe, davantage qu'une simple réduction du nombre de sites.

La question de la méthode reste toutefois ouverte. Si la réorganisation devait se faire, comme l'indiquent certaines sources, sans vote général des coopérateurs, se poserait la question de savoir dans quelle mesure les membres des coopératives pourraient encore peser sur une décision qui redessine toute l'architecture du groupe. Une consultation formelle demanderait du temps et des ressources organisationnelles, mais resterait l'instrument par lequel la base sociale exprime un avis sur un changement de cette ampleur.

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