Canton Politique énergétique
Le Grand Conseil approuve le PECC, sans obligation de panneaux solaires
Après plus d'une décennie, le Tessin dispose d'un nouveau plan énergétique et climatique cantonal. Le Parlement a toutefois supprimé l'obligation d'installer des panneaux photovoltaïques lors de la réfection des toits et sur les grands bâtiments.
Le Grand Conseil tessinois a approuvé le nouveau Plan énergétique et climatique cantonal (PECC), la première mise à jour depuis plus de dix ans. Le vote intervient au terme d'un débat entamé lundi après-midi et qui s'est prolongé sur plusieurs jours.
Le texte approuvé n'est toutefois pas celui présenté il y a deux ans par le Conseil d'État. Le projet initial, qualifié d'« audace » (« audacieux ») lors de sa présentation, avait été signé par l'ancien directeur du Département du territoire, Claudio Zali. Dans l'hémicycle, ce n'est cependant pas lui qui a défendu le plan au nom du Gouvernement, mais son collègue de Gouvernement Raffaele De Rosa, Zali ayant récemment été privé de tâches et de responsabilités liées au département.
Avant le vote final, la commission de l'environnement et de l'énergie avait déjà assoupli le projet initial, trouvant un compromis qui a laissé plusieurs camps insatisfaits. Une quarantaine d'amendements sont ensuite arrivés au Grand Conseil, déposés par des groupes politiques de tout l'échiquier, de la gauche à la droite.
L'obligation de panneaux photovoltaïques abandonnée
Grâce au vote uni du centre-droite, deux des normes les plus discutées du plan ont été supprimées, toutes deux liées aux panneaux photovoltaïques. L'obligation d'en installer en cas de réfection du toit d'une habitation a été supprimée. A également été supprimée la norme qui, d'ici 2045, aurait imposé aux grands bâtiments de plus de 300 mètres carrés de couvrir de panneaux au moins la moitié de leur surface.
Sur une base volontaire subsistent donc deux instruments qui, dans la version initiale du plan, devaient accélérer la production d'énergie solaire au Tessin. Il reste à savoir dans quelle mesure ce choix pèsera sur l'atteinte des objectifs climatiques cantonaux, et qui supportera les coûts de la transition énergétique si les nouvelles constructions et les grands immeubles ne sont plus les premiers à y contribuer.
La discussion sur les amendements s'est prolongée plus que prévu, au point de reporter au lendemain les réponses du Conseil d'État à dix interpellations. Sept d'entre elles concernent les affaires liées à Claudio Zali.
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