Canton École
Le concours pour la Section de l'enseignement secondaire II annulé
Le Tribunal cantonal administratif a rejeté le recours contre l'annulation décidée par le Conseil d'État. Une nouvelle mise au concours sera publiée prochainement.
La nomination à la tête de la Section de l'enseignement secondaire II revient au point de départ. Le Tribunal cantonal administratif a rejeté le 24 juillet le recours déposé contre la décision du Conseil d'État qui, le 20 mars, avait annulé le concours. Le gouvernement l'a communiqué jeudi.
Le concours avait été publié le 4 mars 2024. Il portait sur la direction de la Section qui, au sein du Département de l'éducation, de la culture et du sport, suit les lycées et les autres écoles du secondaire II. La procédure s'était conclue par la nomination en job sharing de Désirée Mallé et Mattia Pini.
Un candidat écarté, vice-directeur d'une école secondaire, s'est adressé au Tribunal administratif. Il contestait que les deux personnes nommées remplissent les exigences fixées par la mise au concours: une expérience pluriannuelle de conduite reconnue dans le domaine scolaire et une expérience pluriannuelle de gestion administrative et du personnel.
Deux arrêts pour parvenir à l'annulation
L'affaire a nécessité deux décisions du Tribunal. La première a constaté que les autorités n'avaient pas vérifié si les candidats remplissaient les exigences. La seconde est allée plus loin et a jugé la nomination illégitime, faute des qualifications explicitement demandées. D'où l'obligation de l'annuler.
Le Conseil d'État a alors annulé l'ensemble du concours et annoncé une nouvelle mise au concours. La publication interviendra prochainement, une fois l'arrêt entré en force.
Dans l'intervalle, la coordination de la Section reste confiée à l'adjointe actuelle, Francesca Pedrazzini-Pesce. Elle travaillera avec le collège des directeurs des écoles du secondaire II et avec l'appui de la Division de l'école. Cette solution vaut jusqu'à ce que la future décision de nomination soit définitive.
Le cas concerne une fonction dirigeante du système scolaire cantonal restée vacante pendant plus de deux ans. La séquence montre aussi le poids de la rédaction d'une mise au concours: les exigences inscrites dans le texte lient l'autorité qui l'a publiée, et leur absence de vérification a suffi à faire tomber toute la procédure.
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