Canton Trafic de transit
Après le blocage de l’A2, une interpellation demande un péage de transit
Le groupe Avanti con Ticino&Lavoro dépose huit questions au Conseil d’État après les bouchons de samedi soir entre Mezzovico et le Sottoceneri. Il demande un péage de frontière à frontière et un plan d’ensemble pour l’axe du Gothard.
Un accident survenu samedi soir sur le territoire de Mezzovico a entraîné la fermeture de l’A2 et des files qui ont bloqué une grande partie du Sottoceneri pendant des heures. Deux jours plus tard, le groupe Avanti con Ticino&Lavoro, premier signataire le député Giovanni Albertini, a déposé une interpellation au Conseil d’État. La Lega s’était manifestée avant eux.
Pour les signataires, ce qui s’est passé le 8 août ne peut pas être classé comme une journée difficile de plus sur les routes tessinoises. La fermeture de l’autoroute a produit un effet domino. Une quantité de véhicules que le texte qualifie d’insoutenable s’est déversée sur les routes cantonales et communales ainsi que dans les quartiers d’habitation. L’accident a été exceptionnel, observent les députés, mais la fragilité du réseau routier face à de tels épisodes ne peut plus être considérée comme telle.
Le point central de l’interpellation est de nature économique. «Il Ticino non può essere ostaggio del traffico di transito» (le Tessin ne peut pas être l’otage du trafic de transit), affirment les signataires, qui demandent l’introduction d’un péage de transit de frontière à frontière. L’argument est que le trafic de pur passage doit contribuer davantage aux coûts et aux nuisances qu’il génère. À côté du péage, le texte demande d’examiner d’autres mesures capables de réduire la pression sur l’A2, y compris le transport ferroviaire des automobiles sur l’axe du Gothard.
Huit questions au gouvernement
La première demande combien de fois, ces cinq dernières années, des files de plus de dix, quinze et vingt kilomètres se sont formées, et quelles en ont été les causes principales. La deuxième porte sur les modifications apportées à la gestion des urgences après les situations critiques précédentes. La troisième demande quelles mesures sont prévues contre le trafic parasitaire, en particulier celui que les systèmes de navigation détournent dans les quartiers habités.
Suivent les garanties pour la mobilité des habitants, pour le fonctionnement des transports publics et pour le passage des véhicules de secours lorsque l’A2 reste paralysée longtemps. Les députés demandent ensuite au gouvernement d’expliquer l’opposition exprimée en 2023 au péage de transit, à la lumière de l’approbation par le Parlement fédéral de la motion 25.3744. Ils demandent aussi de réexaminer la faisabilité des trains navettes pour les automobiles à travers le Gothard et de commander une étude qui chiffre la part de trafic qui pourrait réellement quitter l’autoroute grâce à un ensemble de mesures.
La dernière question porte sur la disponibilité du Conseil d’État à promouvoir un «Piano Gottardo» (plan Gothard) qui articule trafic de transit, protection de la voirie locale et solutions alternatives, au-delà de la seule gestion des urgences. Dans le texte, les députés rappellent qu’après des années d’interpellations, d’études et de discussions, un seul accident continue de paralyser des dizaines de kilomètres de territoire. Reste à savoir ce qu’un péage de transit rapporterait, ce que coûterait sa perception et quelle part de véhicules se déplacerait vraiment sur d’autres itinéraires.
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