Économie Télécommunications
Sunrise lance une restructuration, jusqu'à 450 emplois menacés
L'opérateur Sunrise annonce une profonde réorientation de ses activités, qui pourrait coûter jusqu'à 450 emplois à temps plein. La consultation avec les syndicats doit débuter en octobre.
Sunrise a annoncé lundi une restructuration qui pourrait entraîner la suppression de jusqu'à 450 emplois à temps plein, sur un effectif total de 2900 personnes. L'opérateur de télécommunications évoque une "profonde réorientation" de ses activités, avec pour objectif de réaliser des économies substantielles à moyen terme.
Dans son communiqué, l'entreprise présente cette restructuration comme une réponse nécessaire pour anticiper les évolutions du marché et des technologies, et pour renforcer durablement sa capacité d'exécution opérationnelle ainsi que sa position sur le marché. L'ampleur des économies attendues n'a pour l'instant pas été précisée.
La procédure de consultation avec les représentants syndicaux débutera en octobre. Selon l'entreprise, le personnel des points de vente et du service à la clientèle devrait être largement épargné par les coupes. Il s'agit de la deuxième intervention sur les effectifs en quelques mois: en février dernier, Sunrise avait déjà annoncé le licenciement de 147 personnes.
La réaction syndicale
Le syndicat Syndicom a vivement condamné cette annonce, la qualifiant d'"affront envers le personnel". L'organisation a rappelé l'engagement des employés, qui ont accompagné ces dernières années "de nombreux changements" au sein de l'entreprise.
Syndicom demande que la consultation soit lancée rapidement, afin de laisser au personnel le temps d'élaborer des propositions alternatives. Le syndicat attend en outre que Sunrise exploite toutes les possibilités de préserver les emplois, plutôt que de faire passer unilatéralement les objectifs de coûts et de rendement avant les intérêts du personnel.
Pour une entreprise active sur un marché des télécommunications marqué par la pression sur les prix et des investissements constants dans les infrastructures, la maîtrise des coûts reste un levier central de compétitivité. Reste à savoir dans quelle mesure la procédure de consultation avec les syndicats influencera le nombre final de postes supprimés, et si les économies attendues se traduiront par un renforcement durable des comptes de l'entreprise ou ne feront qu'absorber des pressions conjoncturelles de courte durée.
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