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Suisse Coopération internationale

La Suisse réduit son aide au développement dans 13 pays dès 2029

Dès 2029, la Confédération réduira de 34 à 21 le nombre de pays prioritaires de la coopération au développement et transférera chaque année 330 millions de francs de la coopération au développement vers l'aide humanitaire.

par Brenno 21 septembre 2026 2 min de lecture

Dès 2029, la Suisse prévoit de mettre fin à l'aide au développement dans treize pays. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) l'a confirmé dimanche, après une révélation de la SonntagsZeitung. Le nombre d'États considérés comme prioritaires pour la coopération passera de 34 à 21.

Parmi les pays concernés figurent le Népal, l'Arménie, la Géorgie, le Zimbabwe, la Tanzanie et la Tunisie. Le soutien aux organisations multilatérales sera également réduit : la Direction du développement et de la coopération (DDC) entend se concentrer à l'avenir sur 18 organisations, contre 24 actuellement.

Interrogé par Keystone-ATS, un porte-parole du département a confirmé que la direction de la DDC a déjà élaboré une première orientation pour mettre en œuvre la décision prise par le Conseil fédéral le 24 juin. Le DFAE précise que le nombre de pays prioritaires sera de 21, et non de 20 comme l'indiquait l'hebdomadaire dominical.

Davantage de moyens pour l'urgence, moins pour la coopération à long terme

Cette réorientation prévoit le transfert de 330 millions de francs par an de la coopération au développement vers l'aide humanitaire. La DDC contribuera à cette réaffectation à hauteur de 296 millions de francs. Les ressources ainsi libérées seront entièrement consacrées aux secours d'urgence, aux actions directes et aux contributions aux partenaires actifs sur le terrain.

Selon le DFAE, la Suisse pourra ainsi réagir plus rapidement et avec davantage de moyens face aux guerres, aux crises et aux catastrophes naturelles, comme celle qui a récemment touché le Népal, un pays qui sort lui aussi de la liste des priorités.

Ce choix implique un engagement pluriannuel réduit dans les pays concernés, où la coopération au développement soutient souvent des programmes liés à l'éducation, à la santé et aux infrastructures de base. Des questions restent ouvertes sur les conséquences de ce retrait pour les populations concernées et pour le personnel local employé sur les projets, ainsi que sur la manière dont sera géré le passage vers d'autres bailleurs de fonds ou vers l'aide humanitaire d'urgence, qui par nature répond à des besoins immédiats plutôt qu'à des trajectoires de développement à long terme.

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