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Monde Détroit d'Ormuz

La trêve sur Ormuz expire, Téhéran met à prix la tête des soldats américains

Le mémorandum d'Islamabad, signé en juin, valait soixante jours. Trump annonce vouloir désigner le détroit comme territoire américain.

par Redazione 16 août 2026 3 min de lecture

La trêve de soixante jours signée en juin avec le mémorandum d'Islamabad a expiré sans être remplacée par un accord plus durable. Le bras de fer entre les États-Unis et l'Iran sur le détroit d'Ormuz est revenu à son point de départ, avec des positions plus rigides qu'auparavant.

Le président Donald Trump a annoncé son intention de désigner "très bientôt" le détroit comme territoire américain. La réponse iranienne est venue du vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, qui a jugé ces menaces déplacées. "Le détroit d'Ormuz ne peut être conquis ni par un tweet, ni par un porte-avions, ni par un ordre", a-t-il déclaré. Selon Gharibabadi, le passage "sera fermé et rouvert sur le seul commandement de l'Iran".

Téhéran a par ailleurs annoncé une prime de trente mille dollars pour chaque soldat américain. Les Gardiens de la révolution maintiennent le blocage du transit, tandis que la marine américaine poursuit son blocus naval devant les ports iraniens. Le parlement de Téhéran a voté un projet de loi sur la sécurité du détroit et un ensemble de mesures contre ce qu'il qualifie d'ingérences étrangères.

Un cinquième du pétrole mondial

Environ un cinquième du pétrole et du gaz échangés dans le monde passe par Ormuz. Une fermeture prolongée du passage se répercute donc rapidement sur les prix de l'énergie en Europe et en Suisse, qui importe la totalité des carburants qu'elle consomme. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé de nouvelles mesures économiques contre l'Iran, sans en préciser le contenu.

Sur le front intérieur américain, la facture est déjà visible à la pompe. L'essence a dépassé les quatre dollars le gallon, un niveau qui pèse sur le débat politique à trois mois des élections de mi-mandat de novembre.

Des canaux de contact non officiels restent ouverts. Selon les informations rapportées, Trump avait tenté en mai de joindre le commandant des Gardiens de la révolution Ahmad Vahidi par l'intermédiaire du président du Kurdistan irakien Nechirvan Barzani. Le commandant de l'armée iranienne Amir Hatami a répété que les forces armées étaient prêtes à réagir à toute tentative de forcer le passage. Aucune des deux parties n'a pour l'heure indiqué de date pour la reprise des négociations.

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