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Une commission du Sénat américain reconnaît Fauci coupable d'outrage au Congrès

Une commission du Sénat a déclaré coupable d'outrage au Congrès l'infectiologue Anthony Fauci, qui s'était appuyé sur le cinquième amendement en invoquant la grâce accordée par Biden. L'affaire pourrait désormais être transmise au parquet fédéral de Washington, même si la résolution devrait difficilement obtenir les voix nécessaires en séance plénière.

par Redazione 8 août 2026 2 min de lecture

Une commission du Sénat des Etats-Unis a déclaré coupable d'outrage au Congrès l'infectiologue Anthony Fauci, responsable pendant des années du plan américain contre la pandémie de Covid-19. La motion a été adoptée par huit voix contre sept. Fauci risque désormais une enquête pénale.

L'affaire remonte à une audition de la semaine dernière, au cours de laquelle Fauci s'est appuyé au moins cent fois sur le cinquième amendement de la Constitution pour ne pas répondre aux questions sur son rôle pendant la pandémie.

Le sénateur Paul, républicain du Kentucky, a ouvert l'audience en affirmant que Fauci ne courait aucun risque de poursuites au niveau fédéral et qu'il aurait simplement dû dire la vérité. Paul a précisé que le vote ne portait ni sur les politiques sanitaires de Fauci ni sur ses précédentes déclarations devant le Congrès, mais sur la possibilité qu'un témoin gracié ignore un ordre de la commission sans en subir les conséquences.

Fauci a justifié son choix en affirmant avoir des raisons valables de craindre des poursuites pénales. Il a attribué cette crainte à la détermination de Paul, selon ses propres mots, à lui faire dire quelque chose qui justifierait ses promesses publiques répétées de le voir finir «derrière les barreaux». Les sénateurs démocrates de la commission ont soutenu que la crainte de Fauci était fondée, rappelant que plusieurs élus républicains avaient publiquement réclamé des poursuites pénales contre lui.

La grâce de Biden et la suite de la procédure

La grâce accordée par l'ex-président Joe Biden couvre les actes commis par Fauci entre 2014 et janvier 2025, date de sa signature. Elle ne le protège toutefois pas d'éventuelles poursuites au niveau des Etats, ni d'enquêtes sur des témoignages que les parlementaires jugeraient mensongers.

La commission doit désormais voter pour décider si elle transmet l'affaire au parquet fédéral de Washington, qui décidera d'ouvrir ou non une enquête, voire de tenter de poursuivre Fauci pour outrage au Congrès. Pour devenir effective, la résolution devra toutefois être approuvée par le Sénat à la majorité de soixante voix. Les républicains n'en comptent que cinquante-trois, ce qui rend cet objectif difficile à atteindre.

Le sénateur démocrate Gary Peters, du Michigan, principal représentant de la minorité au sein de la commission, a averti qu'une condamnation pour outrage créerait un précédent dangereux, le Congrès ayant toujours respecté le droit des témoins garanti par le cinquième amendement. Selon Peters, sanctionner un témoin qui exerce ce droit pourrait, à l'avenir, pousser d'autres témoins à craindre des sanctions même lorsqu'ils répondent à une convocation et invoquent une protection constitutionnelle.

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