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Canton Affaire Zali

Affaire Zali : nouveau signalement au Conseil de la magistrature visant le Ministère public

La sous-commission parlementaire chargée de la haute surveillance a adressé au Conseil de la magistrature un signalement concernant l'action du procureur général Andrea Pagani dans un dossier vieux de cinq ans lié à Claudio Zali. Le président de l'organe, Damiano Stefani, indique avoir ouvert des vérifications et annonce une décision d'ici une dizaine de jours.

par Redazione 12 septembre 2026 2 min de lecture

L'affaire concernant le conseiller d'État Claudio Zali s'étend désormais au Ministère public. La sous-commission parlementaire de justice, chargée de la haute surveillance, a envoyé le 27 août un signalement au Conseil de la magistrature, l'organe basé à Lugano qui exerce le pouvoir disciplinaire et de surveillance sur les magistrats. Le signalement porte sur l'action du procureur général Andrea Pagani dans un dossier remontant à cinq ans, qui avait impliqué Zali.

Jusqu'ici, l'attention politique s'était concentrée sur l'intérêt du conseiller d'État pour le cas d'un adolescent de 14 ans détenu pendant près d'un mois dans la prison de la Farera, au cœur d'une enquête pour abus d'autorité et tentative de contrainte liée à une réunion voulue par Zali avec les responsables des établissements pénitentiaires. Le nouveau signalement concerne en revanche un autre épisode : il est accompagné d'un courriel daté de septembre 2021, consulté par la RSI, relatif au comportement de Zali envers deux femmes.

Le président du Conseil de la magistrature, Damiano Stefani, a déclaré à la RSI avoir immédiatement ouvert des vérifications. Il a ajouté qu'il rendrait sa décision sur ce signalement d'ici une dizaine de jours.

La position du procureur général

Le procureur général Andrea Pagani a répété à plusieurs reprises à la RSI qu'il considérait sa position comme "limpida e pacifica" ("claire et incontestée") et que rien ne lui était reproché dans le signalement. Il l'a déjà soutenu par ses propres observations devant le Conseil de la magistrature. Selon Pagani, le courriel ne contenait pas d'indices suffisants d'infraction pour ouvrir une instruction. En outre, la femme qui l'avait rédigé, appelée aussitôt à témoigner pour approfondir son contenu, a refusé de faire consigner sa déposition.

L'auteure du courriel est la femme de 52 ans retrouvée morte le 18 août dans les eaux du lac devant Melide. Il s'agit de la même personne qui avait publié les enregistrements des conversations téléphoniques avec Zali, dans lesquelles on l'entendait notamment inciter à la violence contre une femme. C'est également elle qui était à l'origine de l'enquête pour infractions présumées contre l'intégrité sexuelle visant le conseiller d'État. Zali considère cette dénonciation comme mensongère : il affirme qu'elle résulte de mensonges et que ni lui ni la présumée victime n'ont jamais reconnu de comportement inapproprié.

Le sujet devrait revenir devant le Parlement mardi, peut-être dans le cadre d'une discussion générale.

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