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Culture Botanique

À Bâle l'arum titan fleurit, la serre ouverte jusqu'à deux heures

L'exemplaire du Jardin botanique de l'Université de Bâle ouvre son inflorescence cette nuit. L'entrée est libre et la floraison durera trois à quatre jours.

par Redazione 11 août 2026 2 min de lecture

Le Jardin botanique de l'Université de Bâle a annoncé que son arum titan fleurira cette nuit. La serre tropicale restera ouverte au public jusqu'à deux heures du matin, avec entrée libre.

L'Amorphophallus titanum produit la plus grande inflorescence du monde végétal. Elle peut dépasser trois mètres de hauteur et ne reste ouverte que trois ou quatre jours, avant de s'affaisser. C'est cette combinaison de dimensions et de brièveté qui fait de chaque floraison un événement annoncé plusieurs jours à l'avance par les jardins botaniques qui en possèdent un exemplaire.

L'attente à Bâle a été longue. La plante avait fleuri pour la dernière fois en juillet 2023. Entre deux floraisons, l'exemplaire accumule des réserves dans un tubercule souterrain pouvant peser des dizaines de kilos, et n'ouvre sa fleur que lorsque ces réserves suffisent.

L'autre caractéristique connue de l'espèce est l'odeur. Durant les premières heures de la soirée, l'inflorescence dégage une odeur particulièrement désagréable, proche de celle de la viande en décomposition. Ce n'est pas un effet secondaire mais la stratégie reproductive de la plante: l'odeur attire mouches et coléoptères nécrophages, et ce sont ces insectes qui transportent le pollen. Qui entre dans la serre durant la nuit trouve donc l'exemplaire au moment de l'intensité olfactive maximale, laquelle coïncide avec le plus grand intérêt botanique.

Pour qui préfère éviter l'expérience directe, le Jardin botanique retransmet le développement de la fleur au moyen d'une webcam sur son site.

L'espèce est originaire des forêts pluviales de Sumatra, en Indonésie, et figure parmi celles menacées d'extinction. La réduction de l'habitat dans les zones d'origine a fait des collections des jardins botaniques un élément de la conservation, et pas seulement une attraction pour le public: les exemplaires cultivés en Europe et en Amérique du Nord permettent d'étudier le cycle reproductif et d'échanger du pollen entre institutions éloignées.

Les floraisons en Suisse restent rares. Chaque annonce produit des files à l'entrée et des horaires prolongés, comme cette nuit à Bâle.

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