Suisse Cybersécurité
Cyberattaque contre Publica : les données de plus de 100'000 employés fédéraux volées
Une cyberattaque menée par le groupe Akira a touché un prestataire de la caisse de pensions de la Confédération, Publica, exposant les données personnelles de plus de 100'000 employés actuels et anciens de l'administration fédérale. Les pirates réclament une rançon et menacent de publier les données.
La cyberattaque survenue fin septembre contre la caisse de pensions de la Confédération, Publica, s'avère plus grave qu'annoncé au départ. Le groupe de pirates informatiques Akira s'est procuré les données personnelles de pratiquement tous les employés fédéraux, actuels comme anciens. Plus de 100'000 personnes sont concernées.
Parmi les personnes dont les données ont été volées figurent des fonctionnaires, des juges, des agents des services secrets et d'anciens conseillers fédéraux. L'attaque a visé un prestataire externe de Publica et était déjà connue depuis quelques semaines, mais son ampleur réelle n'a été révélée que mardi, grâce à des articles publiés par les journaux du groupe Tamedia.
Les cybercriminels ont dérobé des noms, des dates de naissance, des adresses, des données salariales et des numéros de téléphone des personnes concernées. Des informations relatives aux partenaires et aux enfants figurent également parmi les données volées. Akira réclame désormais le paiement d'une rançon et menace de publier ou de vendre les données en cas de non-paiement.
Publica n'aurait pas encore informé les personnes concernées de cette demande de rançon. Entre-temps, certaines des personnes dont les données ont été volées ont déjà été la cible de tentatives d'escroquerie.
Le précédent RUAG
Akira est un groupe de cybercriminels déjà actif en Suisse, où il a aussi visé plusieurs entreprises privées. Il y a un an, les autorités fédérales avaient appelé les entreprises suisses à ne pas céder aux demandes de rançon des pirates. Quelques mois plus tard pourtant, RUAG, entreprise propriété de la Confédération, avait choisi de payer, après qu'Akira eut visé sa filiale américaine.
Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaires. Votre voix peut être la première.

