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HelvEthica Tessin : tensions internes autour du nom et de l'alliance avec Il Noce

La section tessinoise de HelvEthica ne peut plus utiliser le nom et le logo du parti. En cause, l'alliance conclue avec le mouvement Il Noce pour les élections au Conseil d'État du 11 avril.

par Redazione 12 octobre 2026 2 min de lecture

Le parti HelvEthica Tessin ne peut plus utiliser le nom et le logo du parti national. C'est ce qu'a décidé la présidence nationale, dans un différend né de l'alliance conclue par Werner Nussbaumer et Brenno Martignoni Polti, du mouvement Il Noce, pour les élections au Conseil d'État du 11 avril.

Le président national de HelvEthica, Patrick De Sépibus, a expliqué à la RSI que deux décisions n'avaient pas été communiquées comme il se doit depuis le début : la candidature de Nussbaumer en tant que président de HelvEthica Tessin, une fonction qui, selon lui, n'existe pas, et l'alliance avec Il Noce. La majorité de la base nationale s'y serait opposée. La présidence a donc demandé au comité tessinois de ne plus utiliser le nom du parti jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. De Sépibus a précisé avoir cherché un accord avec la section tessinoise, mais n'avoir jamais reçu les documents nécessaires pour analyser la situation.

Trente-quatre membres ont entre-temps demandé la convocation d'une assemblée extraordinaire. L'objectif affiché est de sauver HelvEthica, un souhait que partage aussi la présidence nationale. Il n'est pas encore certain que le parti se présente aux prochaines élections cantonales. À Bellinzone, le groupe avait déjà pratiquement disparu : Roberto Ostinelli et Maria Pia Ambrosetti avaient tous deux démissionné de HelvEthica et siègent depuis comme indépendants au Grand Conseil.

Un nouveau projet et des accusations réciproques

Nussbaumer a d'ores et déjà un nouveau projet politique. Il présentera jeudi à la presse le mouvement Viva Ticino, dont il sera le président. Pour De Sépibus, l'affaire serait close si Nussbaumer démissionnait formellement de son poste à HelvEthica Tessin, ce qu'il n'a toutefois pas confirmé. Selon De Sépibus, c'est au comité de convoquer l'assemblée générale, chargée de décider si Nussbaumer peut conserver les deux rôles à la fois, une situation que le président national juge dénuée de sens.

Contacté par la RSI, Nussbaumer a répondu que la présidence nationale n'avait aucun droit d'intervenir, car elle ne s'était montrée au Tessin qu'une seule fois. Il a dit accepter de ne plus utiliser le logo, tout en revendiquant l'autonomie de la section tessinoise. Pour lui, le différend concerne les personnes impliquées, et non la ligne politique du parti.

Un nouvel épisode de cette affaire est attendu jeudi, avec la présentation de Viva Ticino.

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